Louis COSTE PSYCHOTHERAPEUTE Argenteuil Ermont (Val d'Oise - 95)
Voici un protocole simplifié de déroulement d'une séance Emdr.
BROCHURE d'information de la thérapie EMDR destinée l'ADOLESCENT
- Refaites l'enregistrement !
Si vous avez le sentiment d'aller mal, ça a probablement à voir avec quelque chose de difficile qui vous est arrivé.
- C'est peut-être en rapport avec un accident, une agression, des brimades, un incendie, ou quelque chose d'aussi horrible.
Peut-être cela n' est-il arrivé qu'une fois, mais ça peut aussi avoir duré des mois ou même des années.
Quand on vit ce genre de choses, ça peut vous changer votre façon d'être.
Ce qui s'est passé peut par exemple passer et repasser en boucle dans votre esprit comme un film, ou bien vous n'avez plus envie de rien, ou peut-être que vous ne pouvez plus dormir.
Vous pouvez aussi être très vite énervé(e), ou avoir du mal à vous concentrer.
- Beaucoup de jeunes ne comprennent pas pourquoi ils se mettent brusquement à réagir tout à fait différemment d'avant.
En fait, cela vient des souvenirs des choses graves qui leur sont arrivées.
Et des impressions terribles, des pensées horribles qui vont avec.
Heureusement, il y a quelque chose qui peut les aider rapidement.
Ça s'appelle l'EMDR.
Plus vite que vous ne croyez, L'EMDR (ça signifie en anglais «désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires») est une forme de thérapie pour les enfants, les adolescents et les adultes qui ont vécu une ou plusieurs expériences pénibles, quand ces expériences ont entraîné chez eux des problèmes psychologiques.
- Les scientifiques pensent que dans ces cas, les souvenirs des expériences pénibles ne sont pas stockés comme ils devraient l'être dans la mémoire.
Quand l'EMDR aura corrigé ça, les problèmes qui vous ont amené(e) ici vont diminuer ou disparaître. L'agréable, avec l'EMDR, c'est que vous allez voir apparaître les améliorations rapidement.
Si vous n'avez eu qu'une seule mauvaise expérience, vous aurez probablement fini la thérapie plus tôt que quelqu'un qui a été menacé ou maltraité plus longtemps.
Mais même dans ces cas, l'EMDR est très utile.
Lisa, 17 ans: Regardez où j'en suis maintenant !
« Quand j'ai commencé, j'avais des cauchemars.
Ils avaient l'air tellement vrais que c'était comme si j'étais encore en train d'être abusée.
J'avais du mal à dormir et je n'arrivais pas à me concentrer pendant la journée, alors mon travail de classe partait complètement en vrille aussi.
Je me reprochais l'abus sexuel.
Je me disais que c'était comme une punition pour quelque chose de mal que j'avais dû faire avant.
Maintenant, quand je pense que je me sentais responsable des actes de mon cousin, ça me met en colère.
Je sais que je vaux autant que tout le monde, et que je mérite donc du respect moi aussi.
Les cauchemars ont disparu. Je dors mieux, et ça marche bien à l'école aussi, parce que je suis bien plus en forme.
Au début, je trouvais ça un peu bizarre, ces mouvements avec les yeux.
Mais il suffit de voir où j'en suis maintenant.
J'ai beaucoup plus confiance en moi et je n'ai plus peur que ça m'arrive de nouveau. »
- Qu'est-ce qu'on va choisir ?
D'abord, le thérapeute va vous demander de lui faire le récit de ce qui vous est arrivé, et de bloquer le récit sur «l'image» qui est la plus difficile à regarder pour vous.
Ensuite, tous les deux, vous allez trouver un moyen pour que vous ne vous sentiez plus aussi mal chaque fois que vous repensez à ces choses difficiles.
Ça marche comme ça : pendant que vous vous concentrez sur «l'image dans votre esprit», sur ce que ça vous fait penser et ce que ça vous fait ressentir dans le présent, le thérapeute va vous demander de faire, en même temps, une autre chose qui n'a rien à voir.
Ce sera l'une de ces trois choses :
- ou bien vous suivez ses doigts du regard, pendant qu'il les fait aller et venir devant vos yeux ;
- ou bien vous tapotez dans les mains du thérapeute (ou c'est lui qui tape dans les vôtres) ;
- ou bien vous écoutez des sons dans un casque.
Régulièrement, le thérapeute vous demandera ce que vous remarquez et ce qui change.
Il peut s'agir d'images, de pensées, d'émotions, mais aussi de sensations physiques : des tensions, une douleur.
Parfois, des choses apparaissent dont vous n'avez pas envie de parler, ou que vous avez peur de dire.
Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas obligé(e) de le faire.
La thérapie va se poursuivre jusqu'à ce que vous ne soyez plus affecté(e) du tout par les souvenirs de l'expérience pénible que vous avez vécue.
- Un peu énervé !
Ne soyez pas étonné(e) si vous pensez davantage que d'habitude à cette (ou ces) expériences pénibles ou à des choses liées à ces expériences, pendant la période où vous serez en thérapie : le mécanisme de traitement des informations de votre cerveau a été activé, et ce mécanisme ne s'arrête pas quand vous quittez le bureau du thérapeute.
Vous aurez peut-être un peu d'anxiété, ou un peu d'énervement ; heureusement, cela disparaît en moyenne dans les trois jours suivant une séance de thérapie.
Et il est possible aussi que vous n'éprouviez rien de semblable.
Damien, 13 ans: Ça avance tout seul.
« Quand j'ai commencé les mouvements d'yeux, immédiatement, des tas de trucs sont arrivés : des images, des idées, des sentiments.
Quelquefois, ça n'avait aucun rapport.
Il y avait des quantités de choses qui passaient.
Mais le thérapeute te guide vraiment bien : quand tu arrêtes les tapotements ou les mouvements d'yeux, tu dis juste ce que tu ressens, ce qui change, ou ce qui te passe par la tête.
Au début, je croyais qu'il fallait rester sur la première image, ou la faire revenir, mais il n'y a pas besoin de contrôler ou de rester sur quelque chose.
C'est pour ça que c'est une thérapie vraiment à part.
Ça avance tout seul. Il faut simplement avoir le cran de se concentrer sur soi-même.
Ça suffit. »
Kelly, 15 ans:
Je me suis dit : trop bizarre, ce truc !
" La première fois, ça a été vraiment difficile, parce que je ne savais pas trop à quoi m'attendre.
On t'explique certains trucs au départ, mais c'était quand même un peu vague.
Je me suis dit : trop bizarre, ce truc!
Oh, et puis bon ! Mais de toute façon, ça ne va pas m'aider."
J'avais aussi très peur d'être obligée de parler à quelqu'un de ce qui m'était arrivé, parce que je ne l'avais encore jamais dit à personne.
La première étape, c'est d'apprendre à faire confiance à ton thérapeute, et d'essayer d'être à l'aise.
Comme ça, on arrive à se concentrer et la thérapie marche mieux.
L'EMDR est quand même très différente de ce qu'on appelle les thérapies par la parole, parce que parler, ça t'aide, d'un côté, mais ce que tu as vécu n'est pas moins pénible.
Ce qu'il y a de bien avec cette thérapie, c'est qu'on travaille sur ses mauvais souvenirs, et ça aide vraiment à avancer.
Je n'ai pas eu besoin de parler beaucoup pendant la thérapie, et ça m'allait bien.
On a traité ce qui m'est arrivé, petit bout par petit bout, jusqu'à ce que tout soit réglé.
C'était vraiment dur de me concentrer sur un souvenir que j'avais toujours essayé d'éviter au maximum.
Mais on se met à penser autrement, et les sentiments douloureux changent et disparaissent.
J'avais de moins en moins peur, je me sentais de moins en moins tendue et coupable.
Aujourd'hui, je peux y repenser sans que ça fiche ma vie en l'air sans arrêt."
- Vous avez d'autres questions ? Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez à votre thérapeute.
Cela ne l'ennuiera pas du tout.
Source: site EMDR Europe, EMDR France
Traduction : François MOUSNIER LOMPRE
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